En
1822, Arago, Prony et Gay-Lussac mesurent la distance Villejuif-Montlhéry 18611
mètres, à 10 mètres près. Un coup de canon est tiré de l’un des deux endroits
et la durée séparant l’observation de l’éclair et la perception du son est
mesurée, à 10°C : 55,2 secondes, à 0,1 seconde près.
1) La célérité du son calculable après cette expérience
est
2) Compte-tenu des incertitudes sur la durée et sur la
distance,
La
valeur minimale possible est
La
valeur maximale possible est
3) En 1868, Regnault effectue une expérience similaire, à 0°C - distance : 2850 ± 1 m
-
durée : 8,62 ±
0,01 s
La
célérité du son calculable après cette expérience est
4) Les incertitude relatives sur ces mesures sont :
- en
1822 :
- en 1868 :
L’expérience
de 1868 est donc plus précise que celle de 1822
5) La température de l’air est indiquée car la célérité
d’une onde dépend du milieu de propagation. Ici, la célérité de l’onde
sonore dépend de la température de l’air.
6) On peut considérer que le son et la lumière de l’explosion
sont émis au même instant. Le son, à 3,3.102m.s-1, met
une certaine durée à parvenir à l’observateur, mais la lumière, à 3.108
m.s-1 met une durée 106 fois plus petite, donc négligeable
devant celle du son.